John Edwards (54 ans) - Démocrate
Né le 10 juin 1954 à Seneca (Caroline du sud)
Ancien avocat et sénateur de Caroline du nord entre 1998 et 2004
Actuel directeur de Centre sur la pauvreté et le travail de l’Université de Chapel Hill
Son site: johnedwards.com
Myspace: myspace.com/johnedwards
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John Edwards, ou le charme sudiste dans toute sa splendeur. Avec sa belle gueule à rendre jaloux Bernard Kouchner, celui que le magazine People avait élu en 2000 «l’homme politique vivant le plus sexy» espère bien faire mieux que lors de la précédente élection. Il avait en effet d’abord dû s’incliner face à John Kerry lors de la primaire démocrate, avant de voir la doublette Bush-Cheney briser ses rêves de vice-présidence.
Problème, avec Hillary Clinton et Barrack Obama qui font la course en tête (des sondages et des dons), John Edwards pourrait se retrouver cantonné à un simple rôle d’arbitre.
Comment faire quand on a trois fois moins d’argent (30 millions de dollars levés au 30 octobre) et d’amis influents que ses adversaires? On utilise la puissance du net, évidemment.
Blog, podcasts, Facebook, MySpace, Twitter, YouTube… John Edwards a été l’un des premiers à se mettre à la politique 2.0, au point que Business Week le surnomme le «e-candidat». Pour Robert Scoble, ancien de chez Microsoft et gourou de la tech-blogosphère, les sites web de John Edwards «sont un cran au-dessus de ceux des autres et placent la barre très haut».
Il lui faudra cependant plus que des outils de e-marketing pour refaire son retard. Sur les gros dossiers, l’ancien sénateur de Caroline du nord (entre 1998 et 2004) laisse l’Irak à Obama (tout comme Hillary Clinton, John Edwards avait suivi Bush en 2002 –ce qu’il appelle aujourd’hui une «erreur»). En revanche, il insiste sur la nécessité de réformer le système de santé américain et de mettre en place une couverture universelle pour tous. Et John Edwards n’est pas forcément le moins compétent des trois pour en parler: depuis 2005, il préside le Centre sur la pauvreté et le travail. Bernard Kouchner, on vous dit.
Son point fort: son sourire ultra-bright, qui marche toujours à 54 ans
Son point faible: une double défaite en 2004, et l’Amérique n’aime pas les loosers.
Philippe Berry, San Diego
Votre avis sur le candidat. Peut-il se faire une place entre Hillary et Obama? Si non, qui a-t-il intérêt à soutenir? Dites-le nous ci-dessous...





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